« Au final, il faudra aussi que ça ne coûte pas trop cher au niveau du coût, au niveau de la perte de substance. Parce que je rappelle qu’un État démocratique a besoin de financer les prestations, que sont la santé, le social, la sécurité publique au sens large, la justice. » (Pascal Broulis, « Forum », RTS, 28 février – à propos de l’initiative du PDC sur la fiscalité des ménages)

«Il y a quelque chose de singulier à voir le ministre socialiste Pierre-Yves Maillard, avec l’énergique autorité qu’on lui connaît, défendre un projet de diminution de l’impôt vaudois sur le bénéfice des entreprises.»
(Pierre-Gabriel Biéri, Centre patronal, L’Agefi, 24 février 2016)

« Une telle évolution en ciseaux (baisse des recettes et augmentation des dépenses) peut aboutir à une rapide détérioration de la situation financière »
(Marc-Jean Martin, Statistique Vaud, 24 Heures, 16 février 2016)

« Pour beaucoup de communes, cela signifiera une augmentation des impôts »
(Daniel Brélaz, Syndic de Lausanne, 24 Heures, 16 février 2016)

« L’UDC et le PLR mettent en avant des mesures sociales et syndicales, pendant que le PS et les Verts défendent une baisse de l’imposition des entreprises. Le projet protéiforme du volet vaudois de la RIE III tourneboule le landerneau politique cantonal. »
(Renaud Bournoud, 24 Heures, 11 février 2016)

« Le choix d’un taux à 13,79% me paraît un peu rapide et pas très transparent. Apparemment, il n’y a pas eu d’études approfondies envisageant différents taux. (…) La manière dont le taux a été fixé me semble plus relever de critères politiques qu’empiriques. (…) L’allègement de l’impôt sur le bénéfice se reporte sur les classes moyennes. Il n’y a jamais de cadeau. Quelqu’un doit payer la facture. »
(Marius Brülhart, Professeur HEC, 24 Heures, 11 février 2016)

« La situation financière du canton extrêmement saine permettra d’encaisser le choc »
(Cédric Pillonel, Député Vert, Le Courrier, 11 février 2016)

« nous jugeons que la réforme sera positive pour Vaud et Genève, même si à court terme elle aura aussi des répercussions négatives sur les recettes fiscales cantonales. »
« La concurrence fiscale entre les cantons va à nouveau augmenter après une période de stabilisation »
(Sara Carnazzi Weber, Responsable de la recherche macroéconomique au Crédit Suisse, Bilan, 10 février 2016)

« La RIE 3 met gravement en danger la santé financière d’une minorité de communes »
(Lena Lio, Députée vert’libérale dans une interpellation au Grand Conseil déposée le 2 février 2016)

« Cette réforme ne profitera qu’à une petite minorité de patrons et de grands actionnaires. 1,6% des entreprises paient 93% de l’impôt sur le bénéfice »
(Pierre Conscience, solidaritéS, 24 Heures, 2 février 2016)

« La concurrence fiscale intercantonale devrait s’accentuer sous l’effet des baisses d’impôts dans les autres cantons. (…) Ces cantons se trouveront donc dans une situation difficile. Le maintien de la compétitivité fiscale sera plus coûteux dans ces cantons-là. Les plus touchés seront les cantons de Soleure, Zurich et du Tessin. »
(Crédit Suisse, « Imposition des entreprises: Vaud et Genève sous pression », Swiss Issue Régions, février 2016)

« Dans le canton de Vaud, l’époque des excédents semble également révolue. La RIE III fait poindre à l’horizon d’autres problèmes financiers; ainsi, les cantons de Vaud et Genève anticipent-ils chacun une perte de recette annuelles directes de 400 à 500 millions de francs. »
(Crédit Suisse, « Imposition des entreprises: Vaud et Genève sous pression », Swiss Issue Régions, février 2016)

« Ce nouveau cadeau fiscal ne concernera qu’une toute petite minorité de patrons et de gros actionnaires, par ailleurs déjà au bénéfice d’importantes exonérations fiscales, une sorte de fraude fiscale légale. »
(Jean-Michel Dolivo, Député, La Gauche, 24 Heures, 26 janvier 2016)

« Il est inacceptable de concéder un cadeau fiscal massif aux 530 plus grandes entreprises du canton, autrement dit celles qui font plus d’un million de francs de bénéfice et qui assurent plus de 90% du revenu de cet impôt. »
(Julien Eggenberger, Président du SSP et Député, Le Temps, 27 janvier 2016)

« Cette baisse massive des impôts va puissamment relancer la concurrence fiscale entre cantons »
(Sébastien Guex, La Région, 25 janvier 2016)

« L’attitude du Conseil d’Etat vis-à-vis des communes interpelle. (…) il se montre inélégant et pingres avec ses partenaires. (…) A la place des compensations demandées, le gouvernement propose désormais aux communes de mieux se répartir l’argent entre elles et bricole en vitesse la péréquation intercommunale.»
(Renaud Bournoud, éditorial, 24 Heures, 22 janvier 2016)

Beaucoup de petites entreprises de moins de 40 ou 50 employés ne paient en effet que très peu, voire pas du tout d’impôts sur le bénéfice. «Peu d’entreprises de cette taille réalisent des bénéfices substantiels». (Edgar Brandt, L’Hebdo, 2 octobre 2014).