« SI LE NONL’EMPORTE, DES MILLIERS D’EMPLOIS SERONT SUPPRIMÉS DANS LE CANTON DE VAUD »

C’est le contraire. Si le oui l’emporte, les déficits publics amèneront canton et communes à des budgets d’austérité, ce qui aura des conséquences négatives sur l’emploi dans
le secteur public comme dans
le secteur privé. Les politiques d’austérité et le ralentissement des investissements publics ont des conséquences sur de nombreuses branches : construction, artisanat, services, etc. A terme, la réforme fiscale du gouverne- ment et des employeurs menace des milliers d’emplois dans le public et le parapublic tout comme dans le secteur privé.

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« NOUS ALLONS PERDRE LES MESURES SOCIALES VOTÉES EN PARALLÈLE DE LA RÉFORME EN CAS DE NON »

Notre référendum ne porte que sur la baisse de la fiscalité des entreprises. Il ne remet pas en cause les mesures dites sociales déjà adoptées par
le Grand Conseil. Si le non l’emporte, le gouvernement devrait présenter un meilleur projet, et il est politiquement peu probable que le Grand Conseil revienne en arrière
sur des mesures telles que l’augmentation des allocations familiales. On les voit mal revenir sur des mesures que personne ne conteste, et un référendum sera toujours possible pour les défendre.
 

« LES PME SUISSES PAIERONT MOINS D’IMPÔTS, LES MULTINATIONALES ÉTRANGÈRES EN PAIERONT PLUS »

Cette distinction est une tromperie. A moins de considérer que Nestlé ou Bobst sont des PME. Pour les multinationales qui y perdent, la facture se monte à 200 000 francs annuels en moyenne (projection du Conseil d’Etat). Autant dire rien du tout. Et pour de nombreuses autres multinationales, le taux d’imposition baissera de près de 40 % ! On comprend pourquoi le Groupement des entreprises multinationales (GEM) et la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie sont si favorables au projet du Conseil d’Etat.

 

« La RIE III fait enfin payer des impôts aux entreprises étrangères »

Oui, mais le taux choisi par le Conseil d’État est extraordinairement bas, inférieur à ceux des cantons de  Zoug ou de Schwytz. Le Parti socialiste suisse considère lui-même qu’un impôt sur le bénéfice inférieur à 16% est insoutenable. Comme pour lui donner raison, les 520 millions de francs de pertes fiscales annuelles dues à la baisse de l’impôt sur le bénéfice dans le canton de Vaud ne seront compensées que par 50 millions de nouveaux impôts, selon les propres chiffres du Conseil d’État. Il ne faut pas oublier en outre que de nombreuses entreprises continueront à être exonérées d’impôt, celle-ci n’étant pas concernées par la RIE III. Enfin, des «multinationales» d’un autre genre continueront à ne pas payer un seul franc d’impôt, comme l’UEFA ou le CIO, étant considérées comme des associations à but non lucratif…